Bienvenue

Bienvenu·e·s en Mis-Kerzu !

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A petits pas, silencieusement sur la pointe des oreilles, nous voici arrivé·e·s en décembre et ainsi nous préparons nos invocations aux bonheurs à venir et nos souhaits de sérénité.

C’est le Mois-Très-Noir dans la langue de Gradlon.

C’est le moment de l’année quand la lumière ne vient plus couvrir qu’une toute petite portion des jours et cette année particulièrement, c’est aussi le moment où les nouvelles du Monde-comme-il-va deviennent de plus en plus sombres sous le clinquant des incitations à acheter du bonheur aux vitrines chatoyantes et à accrocher (ouh ! hiatus !) des lumières scintillantes d’électroniques montages … détournez le regard et laissez-vous aveugler, s’il vous plait … enfin, s’il vous plait … en sommes-nous encore là ?

Faut bien créer le contraste !

Mais la magie de ce Mois-Très-Noir opère de façon un tantinet plus subtile pour peu que l’on veuille bien prendre les trois minutes nécessaires à observer ce qui va devenir une inspiration.

Inéluctablement, inévitablement, heureusement, la lumière revient dès le franchissement du seuil du solstice. Depuis l’aube de l’humanité, les espoirs de notre espèce renaissent à cet instant-ci. C’est que la lueur retourne se loger dans les pupilles et réchauffe l’envie de se mettre en mouvement.

Mais avant tout ça, il y a cette longue nuit qui s’étend.

Et si cette nuit-là n’était qu’une douce couverture sur laquelle partir en voyage et sous laquelle se blottir pour regarder la voûte épinglée de héros, les étoiles, les étincelantes étendues d’émerveillement.

Il n’est pas obligatoire de s’étourdir. L’immobilité est une autre danse. Il est bon aussi de regarder cette ombre sombre posée sur le Monde. Il sera utile de savoir la dissocier des vérités préfabriquées.

Il y a l’ombre et il y a la nuit. Même si parfois elles se superposent, ce ne sont que deux cousines qui, certainement, ne s’entendent pas si bien que ça …

Nul besoin d’avoir peur de la nuit. C’est une amitié particulière, un espace de lente et délicieuse concorde.

Et si souvent l’ombre est géante et semble incommensurable, c’est surtout parce que la lumière est juste derrière et qu’elle trace un chemin sûr et plein.

Alors, Voyageuse, Voyageur, on lève les yeux ? On accueille la nuit ? On se préserve des ombres ? On quitte la caverne où elles dansent ? Ensemble on gravit les quelques marches qui nous séparent encore de l’extérieur et de la lumière, fût-elle éparpillée en milliards d’étoiles sur la nocturne palette du ciel ?

Au moins on sera ensemble et même s’il fait frais, on se sourira des yeux !

Bien entendu on se croisera avant. Comme les semaines passées, si tu as une petite soif demain, pendant qu’on assure la continuité de l’AMAP, on peut toujours te proposer une bouteille des bonnes bières qu’on trouve au café :

– De la Kerzu
– De la Ginger,
– De la Bleunwenn,
– De la Roc’h
– De l’Aour Du
– De la Terenez d’Hiver,
– De la Poèm (IPA, blanche, cuivrée, rooibos)
Ou, si tu veux autre chose que de la bière, il y a aussi du cidre et de la limonade Dour Pik Pik (en 33cl ou 75cl).

Et surtout, ensemble, on parlera, on se racontera des choses, on établira pour nous ce qui nous est juste et vrai … on a le droit de se tromper, il ne faut juste pas que tout ce qu’on vit devienne une norme à l’aune de laquelle ajuster tous nos comportements …

La Vérité ajustée aux erreurs, voilà le péril …

C’est pas moi qui l’ai dit, c’est Victor Hugo !

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Un bon paquet de câlins avec ton nom dessus t’attend entre nos bras …

Au moins virtuellement, déjà, sers-toi !

Il y en a encore plein d’où ça vient !


Hep ! Ataraxie !

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De Démocrite à Epicure en passant par les sceptiques et les stoïciens, nombreux sont celles et ceux qui apparentent le bonheur à une sûre ataraxie, littéralement, une absence de trouble. Un état de semi-béatitude, sans problème, sans sursaut de l’électroencéphalogramme …

Le bonheur comme dans le « Brazil » de Terry Gilliam, en fait.

Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip.

On ne le dirait pas du tout comme ça, avec son petit nom qui croche la langue, mais c’est une notion qui est d’une effrayante contemporanéité si l’on observe le mouvement du monde et des nouvelles qui flashent comme des pubs !

La recherche « quoiqu’il en coûte » de l’absence de trouble. L’injonction verticale est omniprésente et il appartient à chaque citoyen·ne responsable de faire passer la notion sous peine d’être estampillé·e ennemi·e de la nation.

C’est pratique. Chacun·e est chargée de sa propre censure, de sa propre propension à s’aligner avec l’ataraxie idéale, souhaitée, désirable. La proposition est d’une efficacité redoutable.

D’un côté, elle permet de désigner des coupables, d’infâmes fauteur·se·s de trouble et autres empêcheur·se·s de pantoufler en rond. Et le récit national fournit des exemples dans le cas où l’on manquerait d’imagination pour désigner celles ou ceux, celle et celui de qui tout cela est la faute. On connaît la rengaine des « c’est la faute des anti- … » (insérez ici celui que vous voulez).

Ah la la ! Quels emmerdeur·se·s !

Bon … sauf quand c’est soi-même ou les proches, hein … là, on explore volontiers les contrées absurdes de la tolérance, le « j’ai rien contre », le « oui, mais moi, tu vois … », le « oh ! ça va ! je suis tolérant·e ! ». Je ne sais pas si dans les arcanes des Cieux ou des Enfers il y a des bons points décernés aux gens qui « tolèrent » mais une chose est sûre, c’est que, comme l’écrivait Paul Claudel : « La tolérance ? Il y a des maisons pour ça ! » …

Pourquoi avoir nécessairement un avis sur un sujet qui ne te concerne en rien ? Il est quelquefois plus simple de pratiquer l’épochè, l’absence de jugement. Il suffit d’accepter ce que tu ne peux pas contrôler. Observer. Ecouter. Prendre un pas de côté en même temps que du recul, t’énerve pas c’est une valse … C’est mauvais pour l’ataraxie, certes, mais ça abonde d’humanisme.

Bon, et puis d’un autre côté, cette incitation à l’auto-censure permet à celles et ceux pour qui l’ataraxie n’est pas un but désirable, soit par philosophie personnelle, soit parce qu’acculé·e·s à une réalité mortifère et angoissante quant à l’impossibilité de se projeter vers un futur serein, de faire valoir une spécificité, un combat personnel, une situation particulière, un cas concret. On retrouve irrémé-« diablement » le « oui, mais moi, tu vois … ».

Comme si la particularité était le seul argument valable pour briser l’imposition de l’auto-censure au nom de l’ataraxie ! Les revendications sont valides, bien entendu, mais … où sont les idéaux ? Quelle en est la fabrique maintenant ? Les récits à notre disposition ont, depuis peu, quitté la sphère de la pensée pour se jeter dans l’ère du consommable. Je dépense donc je suis …

Je sais … Ventre Affamé n’a pas d’Oreilles.

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Et si l’on retrouvait l’appétit pour les causes humanistes ? Il est possible de laisser à la mode et au bruit des foules le soin de diluer les propos prémâchés par des télé-guides sur la sociale toile. Il est possible de confier aux législateur·rice·s le soin de border les situations critiques qui apportent péril à nos libertés et notre Liberté. Il est possible de retrouver cet appétit pour le « penser avant d’agir ».

En parlant d’appétit, si tu as une petite soif demain, pendant qu’on assure la continuité de l’AMAP, on peut toujours te proposer une bouteille des bonnes bières qu’on trouve au café :

– De la Kerzu

– De la Ginger,

– De la Bleunwenn,

– De la Roc’h

– De l’Aour Du

– De la Terenez d’Hiver,

– De la Poèm (IPA, blanche, cuivrée, rooibos)

Ou, si tu veux autre chose que de la bière, il y a aussi du cidre et de la limonade Dour Pik Pik (en 33cl ou 75cl).

N’empêche, ça aurait de la gueule si nos rassemblements publics, nos manifestations, se faisaient autour de slogans libertaires. Ça signifierait aussi que les injustices et les frustrations particulières se fondraient dans un courant alimenté par une pensée joyeuse et farouche, un tendre combat contre les préliminaires d’un totalitarisme qui ne dit pas son nom …

Et si d’ici là tu as envie de tolérer ces propos, je te confierais :

Je n’accepte pas qu’on me tolère. Cela blesse mon amour de l’amour et de la liberté.

C’est pas moi qui l’ai dit, c’est Jean Cocteau !

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D’ici à ce que nous nous retrouvions en vrai et en chaud, nous te prenons dans nos grands bras virtuels pour t’entourer de sourires.


Bienvenu·e·s dans notre « Entre »

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Une des choses qui nous rassemble – et ressemble – au café, ce sont les souvenirs et les désirs de voyages. C’est même parfois juste parce que l’on s’appelle « Les Voyageurs » que des visiteurs ont poussé la curiosité et la porte.

Aux Voyageurs, nos voyages sont multiples et ils englobent, dans un même élan, les aventures immobiles et singulières des voyages vers soi et les courses frénétiques à la surface des mondes à explorer …

Peu importe le voyage, les étapes qui l’inventent ou le réalisent sont souvent les mêmes.

D’abord, on rêve de ce voyage, on le désire, on l’imagine. Et puis arrive le moment quand on le prépare et il y a des bagages que l’on remplit, souvent trop, même si on apprend avec le temps à partir plus léger. Immobiles ou en mouvement, on part avec des bagages. Voilà ! Tout ça appartient au territoire du départ, de la provenance, de l’ici où on se trouve.

Il y a aussi, bien entendu, l’arrivée, la destination, le là-bas où l’on se rend. C’est un temps limité dont on sait que l’on reviendra, transformé·e sans doute, enrichi de nouvelles couleurs, de nouveaux parfums, des langues des mondes de la surface du globe ou des chuchotis intimes des rêveries méditatives. Avant le retour, le revenir.

Carlos Gardel chantait les mots d’Alfredo le Pera et tant d’autres après lui : « Volver con la frente marchita, Las nieves del tiempo, platearon mi sien. Sentir que es un soplo la vida, Que veinte años no es nada que febril la mirada, errante en las sombras, Te busca y te nombra. Vivir con el alma aferrada a un dulce recuerdo que lloro otra vez »*

Enfin, surtout … il y a le trajet. Celui de l’aller, celui du retour.

Entre.

C’est là, le voyage, en fait. « Entre ». C’est le lien, l’invitation à se rapprocher, d’un côté, de l’autre : je t’en prie, entre. C’est le temps qui s’étire en pointillant son regard sur des horizons plus ou moins connus. C’est l’espace entre deux battements de cœur, aussi, cette douce et discrète affection qui nous relie à notre espèce et aux autres et au tout.

Nul besoin d’être très spirituel pour le reconnaitre ce lien. C’est juste de l’amour. Et l’amour c’est pas grave. C’est essentiel, seulement.

Aller vers, revenir de, ces danses légères ou marquées aux chemins des marcheurs du jour, n’est sans doute rien d’autre qu’un acte d’amour.

Mais alors ?

Du coup ?

Ce temps qui s’étire « entre » nous … de quoi est-il fait sinon du désir de nous reblottir à nouveau, bientôt ?

On pourra toujours se recroiser mardi, pour l’AMAP, comme toujours … demande et on te met de côté une bouteille des bonnes bières qu’on trouve au café :

– De la Kerzu

– De la Ginger,

– De la Bleunwenn,

– De la Roc’h

– De l’Aour Du

– De la Terenez d’Hiver,

– De la Poèm (IPA, blanche, cuivrée, rooibos)

Ou, si tu veux autre chose que de la bière, il y a aussi du cidre et de la limonade Dour Pik Pik (en 33cl ou 75cl).

Et c’est de cette façon que je retourne dans mon « entre » où je t’attends avec la joie frétillante de savoir qu’un jour prochain, nous nous retrouverons, pas tout à fait comme nous nous sommes quittés puisqu’entre temps, il y aura eu un voyage « entre », comme un chemin dans la forêt ou sur la côte ou dans la neige où l’on laisse des traces … légères, légères !

Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver.

C’est pas moi qui l’ai dit, c’est René Char !

Et en parlant de traces, d’ailleurs, tu sais que tu peux toujours participer au jeu « J’investis dans la Nature » (clic : https://youtu.be/qrao-8-1Au4 – mode opératoire dans le descriptif de la vidéo) mais aussi en participant à répandre des sourires avec N’Ouzon Ket et #danstaboite (clic : https://nouzonket.wordpress.com/2020/11/16/danstaboite/)

Chacun·e d’entre nous t’embrasse et pense à toi.

A bientôt !

*(Revenir avec le front fané, les neiges du temps ont argenté ma tempe. Sentir que la vie est un souffle, que vingt ans, ce n’est rien que le regard fébrile, errant parmi les ombres, qui te cherche et te nomme. Vivre avec l’âme agrippée à un doux souvenir que je pleure à nouveau.)


Inspire …

Expire …
Inspiiiiiiiiiire …

Expiiiiiiiiiiiiiire …

Respire
En douceur et en rythme, laisse circuler l’air et la légèreté en toi …
Tout ça pourrait être une intro au petit précis de santé mentale en temps de pandémie. On y trouverait aussi des appels à éteindre les écrans, les incitations à ne plus se cacher derrière les futiles « mais je n’ai pas le choix » …
Ah ben si … pose-toi deux heures en face à face avec l’affirmation négative : « mais je n’ai pas le choix » et réalise la futilité de l’exercice et de la phrase … ça pique un peu mais ça dérouille les intimes envols de liberté à conquérir …
Les exhortations à ne pas, surtout surtout surtout pas chercher de « sens » à ce qui se passe dans le monde … on le devine, le sens de la vie est une direction, la même pour tout ce qui vit et meurt, il n’y a vraiment que ce qu’on fait de ce temps-là qui existe vraiment …
Se noyer dans des constats contradictoires et approximatifs, surtout dans notre humble coin de carte postale, « pourquoi on peut s’entasser dans les métros et pas se balader sur la plage ? », tout ça, tout ça, ces questions légitimes et sans réponse ne servent qu’un seul propos : remplir nos jolies têtes de bruit des foules marchant au pas silencieux des pantoufles capitonnées … entre la chambre et le salon, le salon et la cuisine, la cuisine et la chambre … dehors, c’est une autre course qui se joue …
Et voilà que je pontifie sur l’indicible !
Bon … je le fais avec un immense sourire et avec les yeux plissés de joie … vas-y essaie … t’as vu comme c’est rigolo, ça détend le visage en plus !
Aaaaaaaaaaah la la …
Si je le pouvais, je t’enverrais bien quelques câlins bien concrets en travers de la poitrine et on se sourirait en fermant les yeux.
Vivement la libération, hein ?
(ou avant et ailleurs … j’dis ça, j’dis rien …)
Hein ? quoi ?
Oh … au fait …
Comme mardi dernier, ton café servira de dépôt AMAP mardi sans être le dépôt à popotin et papote habituel, tu pourras toujours commander une bouteille des bonnes bières qu’on trouve au café :
– De la Kerzu
– De la Ginger,
– De la Bleunwenn,
– De la Roc’h
– De l’Aour Du
– De la Terenez d’Hiver,
– De la Poèm (IPA, blanche, cuivrée, rooibos)
Ou, si tu veux autre chose que de la bière, il y a aussi du cidre et de la limonade Dour Pik Pik (en 33cl ou 75cl) !
Oh, et puis aussi, pendant l’automne confiné 2020, tu peux participer au jeu rigolo …
J’INVESTIS DANS LA NATURE
Le principe est tout simple :
– tu te balades,
– tu trouves une plante, un champignon, un bout de nature qui te mets en appétit,
– tu filmes ou prends une photo de l’objet du désir,
– tu filmes ou tu prends en photo la pièce que tu sèmes à la place (1, 2 ou 5 centimes),
– tu filmes ou tu prends en photo la recette finale ou en cours,
– tu nous envoies tout ça (ou un lien wetransfer) sur : lesvoyageurs.lecafe@gmail.com
– nous diffusons ton œuvre et, quand le café sera ouvert à nouveau, nous te remboursons (si tu le souhaites) l’investissement que tu as réalisé dans la nature …
Là, au moins, il n’y a pas de doute, on sait où va l’argent !
Hihihi !
Pense à l’émerveillement des détecteurs de métaux du futur !
Tu vois ?
En investissant dans la nature, tu investis dans le futur !
Bon …
On se dit au revoir pour cette semaine et on sait que tout va bien se passer jusqu’à la semaine prochaine …
Perle de la semaine :

On a le choix dans notre vie entre avoir raison ou être heureux.

C’est pas moi qui l’ai dit, c’est Marshall Rosenberg, le papa de la Communication Non Violente.
Plein de câlins de nous tou·te·s !


C’est reparti mon Kiki,
Tournicoti !

Ah là là ! Mon Âmi·e !

Quelle rigolade !

Non ? Allons … fais un effort, veux-tu bien ?

Oui, j’ai écrit le mot « effort », tu ne t’y attendais pas, hein ? Par les temps qui courent, tu aurais bien envie de me demander de ne pas ajouter d’efforts dans la liste des efforts à produire, j’imagine …

Mais c’est que l’effort que je te demande, c’est un tout petit effort de rien, un effortounet tout accessible et heureux …

Tu es prêt·e ?

Ok … c’est parti : fais-moi voir un sourire !

Souris

Oui, je sais, t’es fatigué·e, de tout et du reste, le monde comme il va et l’avis de tous ceux et de toutes celles à qui on ne l’a pas demandé … les jugements à l’emporte-pièce, les idées à courte-vue, courte-portée … je sais tout ça !

Allez … un peu plus grand ce joli sourire-là !

Regarde-moi ça ! Toute cette beauté que tu cachais derrière ces tristes mines … souris … c’est beau !

Il y aura bien des occasions de céder à la colère, de laisser se rompre le barrage des émotions.

Pour l’heure … souris donc un peu …

Ourle, de tes jolies lèvres, ces p’tites perles de quenottes ! Quoi ? qu’ouï-je ? tu ricanes ?
Mais voilà que tu rigoles !

C’est communicatif, je commence moi-même à me marrer, dis-donc ! C’est quoi cette virtuelle chatouille que tu me refiles ?

Hihihi ! Houhouhou ! Hahaha !

Ouh lou lou … avant que je n’oublie à force de me marrer comme ça avec toi tout près de moi, il faut que je te dise que, puisque ton café servira de dépôt AMAP mardi sans être le dépôt à popotin et papote habituel, tu pourras toujours commander une bouteille des bonnes bières qu’on trouve au café :

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– De la Kerzu
– De la Ginger,
– De la Bleunwenn,
– De la Roc’h
– De l’Aour Du
– De la Terenez d’Hiver,
– De la Poèm (IPA, blanche, cuivrée, rooibos)

Ou, si tu veux autre chose que de la bière, il y a aussi du cidre et de la limonade Dour Pik Pik !

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Bon …

On va se dire au revoir pour le moment et je ne veux pas voir de l’eau des yeux, sauf si c’est à bout de souffle d’un fou-rire à partager !

Souris, souris, cette lumière-là, il n’y aura que toi qui pourra l’éteindre. Mais s’il te plait, avant de penser à l’éteindre, rayonne et rayonne et rayonne !

Un tout petit effort …

« Vos croyances deviennent vos pensées, vos pensées deviennent vos mots, vos mots deviennent vos actions, vos actions deviennent vos habitudes, vos habitudes deviennent vos valeurs, vos valeurs deviennent votre destinée. »

C’est pas moi qui l’ai dit : c’est Gandhi.

Un bon gros paquet de tendresse et de pensées douces et chatouilleuses vers toi, vers vous toutes et vous tous.


ans …

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Tu te rends compte … trois ans déjà.
C’est foufou de se dire que trois années ont déjà volé vers l’horizon ! Ce qui est encore plus dingo, c’est de repenser à la chance et la joie de toutes les rencontres qui ont eu lieu dans TON café.
Parce que, depuis le début, c’est TON café. On est là, bénévoles toujours, toutes et tous pour activer le tourniquet, moulinet à rêves, mais c’est au reflet de ce que TOI tu viens déposer comme belle humeur et chouette énergie dans le lieu …
Certain·e·s avaient prévu, souhaité, que l’aventure ne dure que très peu de temps, nous l’avaient même dit …
Certain·e·s espèrent encore trouver le défaut qui introduirait le grain de sable dans les rouages de cette humaine machine …
Certain·e·s n’ont pas même passé la porte de notre petit paradis et pourtant savent tout le mal que nous faisons …
Ce que tous ces « certains » et toutes ces « certaines » ne pouvaient pas comprendre et ne peuvent toujours pas entrevoir, c’est la magie indescriptible qui se produit quand nous nous mettons toutes et tous en route pour imaginer un lieu où les seules choses qui sont bannies sont l’injustice, la médisance, la rumeur (sauf si elle est vraiment drôle et sans conséquences … d’ailleurs … vous saviez que Violaine et Erwan sont jumeaux, hein ?) et la méchanceté.
Le monde a suffisamment appartenu aux « pragmatiques » … on voit les résultats chaque jour de tous les problèmes que ça engendre en cascade ; le fameux ruissellement n’est sans doute pas celui que le monde attendait. Faisons une place aux idéalistes …
Avec les Voyageurs, nous assumons volontiers notre côté de doux-rêveurs parce que c’est dans ce lieu privilégié, place de la Mairie à Lanvéoc, dégagés de toute la négativité des pragmatiques fanatiques du status-quo, que nous inventons, par la voie de la moindre résistance, une façon sereine de partager nos espaces, nos idées, nos imaginaires, nos repas, littéralement notre pain (co-pain), notre temps, notre affection …
Parce que finalement …
Y a t-il autre chose que cet amour-là ?
Vous avez quatre heures, les calculatrices ne sont pas autorisées …

Petite annonce …

Annonce Anniversaire

Le week-end anniversaire des Voyageurs va peut-être avoir lieu, c’est super, n’est-ce pas ? Alors on reste sur « peut-être », hein, on va essayer de ne pas s’emballer mais plutôt trouver le moyen d’accueillir dans les meilleures conditions possibles tout le monde pour trois jours de joie et de partage …

Alors, ça risque d’être nettement moins «  » » » »spectaculaire » » » » » que le puy du fou mais wahou comme ça va être infiniment plus festif et chaleureux !

Bon … à vrai dire, aucun·e d’entre nous n’a le zérossisse du PDG de l’elysée alors … on ne s’emballe pas …

Mais juste au cas où, réserve ton week-end pour le passer avec nous parce que rooooooooh la la la la la … non ! Je ne vais pas dévoiler le poteau-rose tout de suite …

Je vais te laisser mariner encore un peu !

Alors …

Tu viens, hein ? c’est le deuxième week-end de juillet ! Peut-être …


Solstice des thés (entre autres bonnes choses)

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Le 21 juin, c’est la fête de la musique… mais c’est aussi le solstice d’été. Qui dit solstice d’été dit journée la plus longue de l’année. Comment est-ce possible ? A la manière d’une toupie, la Terre tourne chaque jour sur elle-même et effectue chaque année le tour du Soleil. Mais son axe de rotation est légèrement incliné ce qui a pour conséquence de faire varier notre distance au Soleil. Et, le 21 juin, c’est le moment où l’hémisphère Nord est le plus incliné vers le Soleil.

Assez exceptionnellement, depuis 2008, tous les quatre ans, le solstice d’été a lieu le 20 juin … et cette année, le samedi 20 juin à 23h43 précisément …

Vous souvenez-vous ? En 17 nous nous ordonnions à cette culmination axiale pour ouvrir votre désormais incontournable café associatif « Les Voyageurs », place de la mairie à Lanvéoc …

Chaque année, début juillet, nous célébrons l’anniversaire des Voyageurs avec plusieurs événements comme autant d’occasions de nous retrouver autour de nos valeurs, oserai-je dire « principes » (ah, oui, je l’ai dit) de solidarité, de partage, de savoir-être-joyeux, de tendresse, de culture et de rencontres incroyables …

Cette année est un peu particulière, disons … alors nous n’allons pas tarder à vous annoncer quel week-end sera celui des festivités mais ce n’est pas pour aujourd’hui !

En revanche … avec prudence et bonheur, nous allons ouvrir à nouveau les portes des Voyageurs. On se donne rendons-nous de 15h43 jusqu’au moment du solstice pour relancer doucement, tranquillement, nos activités.

Alors …

Tu viens ? c’est le 20 juin 2020 à partir de 15h43 !


Should I stay ?
Should I go ?

Eden

Eden, jardin des délices, jardin clos, un arbre singulier en son centre.

Dans ce jardin clos des délices, cette intimité poétique, ce lieu rêvé où l’on situe le soi et le quant-à-soi, nous résidons, plein·e·s et heureu·ses·x. Tout est là, à portée de main, de regard, de parfum et de goût. C’est l’exploration nue de nos essentiels bonheurs, nos matricielles et illusoires sécurités affectives.

Dans ce jardin, nous résidons. Nous n’y vivons pas. Nous ne pouvons pas y vivre, juste y résider, y revenir. La plupart d’entre nous viennent de s’y réfugier et même certain·e·s viennent de découvrir, pendant huit semaines, ce jardin. La Grande Grille a grincé sa surprise et nos légèretés heureuses ont pu batifoler là, confinées …

Alors, c’est un autre Eden qui s’est épanoui, celui du vivant que l’on ne perçoit que si on le regarde, plantes, animaux … on a dit « la Nature a repris ses droits », c’est qu’ils lui avaient été enlevés ? Et quels droits pour « la Nature » ? C’est tout naturellement qu’il y a eu un retournement du miroir ! Le Paradis, le havre des délices, le jardin clos, c’est dehors. Tout corrobore et concorde : la multitude, le foisonnement, le chant des fleuves qui courent aux océans …

L’Ordre et le Chaos se tiennent fermement les mains, croisées au-dessus du Monde, et font une ronde furieuse et joyeuse, un mouvement rond, ils ne se lâcheront pas. Notre siège est celui du spectateur.

Aujourd’hui nous sortons de nos Edens, la Grande Grille grince dans l’autre sens et nous pointons nos museaux effarés vers l’extérieur dévirtualisé.

La tentation est grande de rester dans nos délicieux conforts, nos voluptueuses certitudes, « il faut cultiver notre jardin » disait le presqu’innocent Candide au sortir de son périple initiatique et somme toute, convenons-en, bien personnel ! C’est sûr, on est loin du « traité durable » souhaité et invoqué par Ulysse à l’issue de son Odyssée …

Arbre du milieu

Et puis, il y a cet arbre, là, dont on ne sait que faire. Qu’il soit « de vie » ou « de la connaissance du bien et du mal », on ne sait « qu’en faire » … ah ! la langue des oiseaux !

Certains en ont cueilli les fruits pour les revendre sur un marché mondial et fou, pour un kilo « d’avoir raison » on vend un kilo « d’avoir tort » … les courtiers délateurs et autres culpabilisateurs de joie se sont gavés en lieu et place de notre responsabilité intime.

Je reste sûr de ne pas savoir. Sinon pour moi-même. C’est une bien minuscule fraction d’Humanité. Je serais bien embêté de devoir juger et condamner. Les fruits de mon arbre, je les prépare à chaque repas : en salade, en jus, en peinture. C’est bel et bon et ça m’est utile pour aimer mes contemporains. Ça ne concerne que moi.

Fruits

Alors ? On fait quoi ? Une grosse bouchée des fruits de l’arbre du milieu avant de sortir de nos Paradis ? On reste dedans pour cultiver notre jardin ?

On ouvre nos Hautes Grandes Grilles sur le bien commun ?

On garde le regard fixé sur l’inaccessible fruit et l’on se confine dans nos convictions ?

Bon … à force de parler de fruits, j’ai l’eau à la bouche. Heureusement, mardi c’est à nouveau confin’AMAP :
– Les paniers seront prêts par ordre alphabétique des prénoms, sur deux tables posées en terrasse.
– Les gens attendront, avec une distance de sécurité d’un mètre entre chacun, au niveau de l’ancien cabinet de kinés, entreront sur la terrasse par le haut et sortiront par le passage habituel.
– Personne ne pourra malheureusement rester papoter, l’idée étant vraiment de faire un passage éclair : j’arrive, j’attends, je prends, je pars.
– Le café sera fermé et les personnes en charge de la distribution porteront gants et masques.

Vous pouvez toujours précommander vos boissons préférées pour emporter un bout de votre café préféré avec vous. Cette semaine il nous reste :
– la bouteille de jus de pommes 1 litre : 4€
– les bières 33cl : 3€
(Térénez blanche, miel, hiver – Poèm, brune, ambrée, blanche – Kerzu – Breizh beach lager – Lemon tri – Redadeg – Aour Du)
– la bière d’hiver de chez an alac’h en 50cl : 4€
– le cidre bouteille de 33cl : 2,50€
Pour précommander : lesvoyageurs.lecafe@gmail.com ..
Pour régler : préparez une petite enveloppe que vous nous déposerez mardi !

Quoiqu’il en soit, l’autre jardin des délices, l’immense et bleu-comme-une-orange-Eden, jardin clos aux limites de nos pas, redevient arpentable. Gardons-nous bien de le fouler « comme avant », « business as usual », « je ne saurais jamais vivre sans argent dans un monde financiarisé » … ce n’est pas « le vieux monde », ce sont juste nos « vieux schémas de siècles révolus ».

Et si nous y trottinions gentiment, hein, posant délicatement le pied comme on pose un regard : léger ?

Nous vous embrassons : léger.

Nous allons nous croiser plus facilement : léger.

C’était notre dernière lettre de confinement, le cœur : LÉGER (parce que vous y résidez aussi).

Toute l’équipe du Café associatif
de la presqu’île de Crozon :
Les Voyageurs


Décalécatan-décalécatan !
Ohé ! Ohé !

Yeux

Allaoui, Assiko, Mapouka, Saidi, Cueca, Twist, Odissi, Legong, Hora, Schuhplattler, Maclote, Fandango, Jabadao, Menuet, Cancan, Tsamikos, Tarentelle, Halling, Polka, Khorovod, Pilou-pilou, Haka, Tamouré ou Paso-musette, la ronde des annonces plus ou moins absurdes, lacunaires, et des déclarations officielles et / ou contradictoires a commencé … le bal est ouvert !

Et ça danse de toutes parts ! Ça veut ! Ça exige ! Ça demande ! Ça déclare que ! Ça interdit de ! Tic-tac-tic-tac, quelques jours, la fenêtre s’ouvre, la porte grince de plaisir, le cœur bat un peu plus vite … mais concrètement … rien n’a changé depuis les semaines passées : On ne sait rien.

Ah si ! On sort !

C’est déjà ça …

Yeux _

Et à ce grand bal nous sommes toutes et tous invité·e·s ! Entrez dans la danse ! Voyez, mais voyez ! Voyez comme on danse ? Cigales, fourmis … dansez ! Chantez ! Interdit de s’embrasser …

Je repense à ces scènes de « On achève bien les chevaux » …

Chantage national à la reprise d’activité à base d’enfants à scolariser … il y a des règles qui ont été décrétées par des gens dont c’est le métier de décréter des règles, alors tout va bien se passer … n’est-ce pas ?

Siiiiiiiii … tout va bien se passer … par décret officiel de va-bien-se-passitude ! Et puis si ça se passe mal, eh bien ce sera « la faute à » / « à cause de » … jamais celle des décréteurs ! C’est bien connu, nous sommes ingouvernables. Même à grands renforts de contrôles et contraventions abusives, d’interdictions insensées basée sur l’infantilisation de la population ou sur la base de procès d’intentions, de démembrements, d’éborgnements, de tabassages sommaires, de leçons de natation forcées dans les fleuves de France ou simplement de démocratie sous surveillance – drone de démocratie, hein ? – nous sommes ingouvernables !

En attendant, l’école doit reprendre ! La règle est nationale … il y a bien quelques couleurs jetées sur les départements pour annoncer : rouge = là c’est grave, vert = là c’est pas grave et orange = c’est un tout petit peu grave. Mais la règle est nationale. La même pour toutes et tous ! C’est probablement une question de principe républicain … je ne vois pas sinon …

Le petit organisme vivant farceur qui nous tue ou nous tient compagnie depuis plusieurs semaines ne nous livre pas une guerre, il fait sa vie d’organisme vivant farceur … et comme la plupart des représentants du vivant sous toutes ses formes, il ne pense qu’à une chose : se reproduire … si, si … ne fais pas l’innocent·e, toi, là-bas ! On sait bien que tu ne penses qu’à ça !

La règle sera donc la même de Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux à Rennes, Quimper, Douarnenez, Lanvéoc ou Poullouguen … C’est le petit organisme vivant farceur qui va être content !

Enfin bref … il est temps de remettre les enfants à l’école ! Il est donc l’heure aussi de remettre tout le corps enseignant et scolaire (l’école ne se compose pas uniquement d’élèves et de profs, il paraît) au turbin … les règles décrétées sont absolument technocratiques et déconnectées de la réalité du terrain. On ne peut pas tout faire … décréter et servir sa fonction de délégation de pouvoir du peuple pleinement.

Une chose est sûre cependant. Ecole ou pas, l’accessoire fashion top-mode de l’année 2020 sera le masque …

Yeux

Le miroir de l’âme a dit le proverbe …

Eh bien il va en falloir du reflet dans les intentions de nos adultes qui devront prendre en charge nos chères petites et nos adorés petits. Comme la plupart des primates, nous, hominidés, communiquons énormément avec nos visages : le sourire de la joie, de l’amitié, de l’approbation, du plaisir, bien entendu, la narine qui se cabre de colère, les traits qui s’affaissent de tristesse …

Parents, il va falloir faire preuve de beaucoup de créativité éducationnelle pour faire accepter aux fruits de vos entrailes qui sont, par définition, démunis de tout référentiel lié à l’expérience de vie puisqu’ils et elles débutent la leur, qu’il va y avoir une alternance de jours à l’école, parfois sans les copains (bé oui, comment on fait les groupes ? Dans certaines classes, si vous mettez Lydia avec Matteo, vous ruinez votre séquence !), face à une maîtresse ou un maître à demi-visage qui rejette et police tous les contacts humains inhérents à notre espèce, intrinsèquement liés à notre façon d’apprendre à communiquer.

Ça vaut le coup de reprendre le boulot, hein !

En tout cas, entre adultes consentants nous pourrons, encore cette semaine, nous dire de la tendresse avec les yeux puisque mardi c’est confin’AMAP :
– Les paniers seront prêts par ordre alphabétique des prénoms, sur deux tables posées en terrasse.
– Les gens attendront, avec une distance de sécurité d’un mètre entre chacun, au niveau de l’ancien cabinet de kinés, entreront sur la terrasse par le haut et sortiront par le passage habituel.
– Personne ne pourra malheureusement rester papoter, l’idée étant vraiment de faire un passage éclair : j’arrive, j’attends, je prends, je pars.
– Le café sera fermé et les personnes en charge de la distribution porteront gants et masques.

Vous pouvez toujours précommander vos boissons préférées pour emporter un bout de votre café préféré avec vous. Cette semaine il nous reste :
– la bouteille de jus de pommes 1 litre : 4€
– les bières 33cl : 3€
(Térénez blanche, miel, hiver – Poèm, brune, ambrée, blanche – Roc’h – Kerzu – Breizh beach lager – Lemon tri – Redadeg – Aour Du)
– la bière d’hiver de chez an alac’h en 50cl : 4€
– le cidre bouteille de 33cl : 2,50€
Pour précommander : lesvoyageurs.lecafe@gmail.com ..
Pour régler : préparez une petite enveloppe que vous nous déposerez mardi !

Et voici, les ami·e·s !

Oh ! Surtout ne pas oublier ! Si vous ne l’avez pas encore attrapé, le dernier AMZER est arrivé ! C’est par ICI!

Et puis n’oubliez pas, où que vous soyez, de votre côté de cette lettre, même masqué·e·s et tenu·e·s à distance, nous nous reconnaîtrons et à nouveau, nous ferons corps et continuerons à cheminer vers cet amitié qui nous unit.

Vous nous manquez terriblement. Nous vous embrassons non moins terriblement.

Toute l’équipe du Café associatif de la presqu’île de Crozon :

Les Voyageurs


Ne te découvre pas d’un fil !
Non, pas d’un fil …

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Avril est passé …

Bon, presque, je vous l’accorde, il nous reste encore cinq dodos avant que ce soit officiel.

Il aura filé, ce mois-ci, pelotonné sur lui-même, tourneboulé vers l’intérieur. Heureusement, quelques filets de soleil pour infiltrer nos quotidiens emboîtés : maison-grande-boîte et toutes nos famillières-petites-boîtes, tiroirs de souvenirs et fouillis d’inanimés témoins de passages de vie, de vies passées.

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Le tout c’est de ne pas perdre la bobine !

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Encore trop tôt pour lâcher l’écheveau …

La sortie du labyrinthe est pour bientôt, il paraît.

Comme je ne suis ni analyste politique, ni gouvernant, ni législateur, ni scientifique, ni virologue, ni journaliste, ni prophète et encore moins devin, je vais garder ma parole simple et douce, mes yeux grands ouverts, mes bras prêts à accueillir, ma main sur le fil.

Alors, pas le fil de la couture du pantalon, hein, je ne suis pas non plus de ceux-là.

Juste sur le fil entre nous, la ligne de vie, manifeste et joyeuse, la bobine que nous avons laissé se dérouler depuis notre entrée dans le dédale des jours du dedans.

Comme nous toutes et nous tous, pas agrippé, juste à portée de main, la petite douceur dans un coin qui rappelle que nous sommes toujours là, les unes avec les autres, les uns pour les autres.

Et pour celles et ceux d’entre nous qui auront suivi les règles de ce confinement, par obéissance à un principe sanitaire ou par prudence ou par obligation, nous tenant éloigné·e·s les unes des autres, imaginez la joie de nos retrouvailles.

Il y aura bien encore cette semaine une occasion de se dire la tendresse avec les yeux puisque mardi c’est confin’AMAP :
– Les paniers seront prêts par ordre alphabétique des prénoms, sur deux tables posées en terrasse.
– Les gens attendront, avec une distance de sécurité d’un mètre entre chacun, au niveau de l’ancien cabinet de kinés, entreront sur la terrasse par le haut et sortiront par le passage habituel.
– Personne ne pourra malheureusement rester papoter, l’idée étant vraiment de faire un passage éclair : j’arrive, j’attends, je prends, je pars.
– Le café sera fermé et les personnes en charge de la distribution porteront gants et masques.

Vous pouvez toujours précommander vos boissons préférées pour emporter un bout de votre café préféré avec vous. Cette semaine il nous reste :
– la bouteille de jus de pommes 1 litre : 4€
– les bières 33cl : 3€
(Térénez blanche, miel, hiver – Poèm, brune, ambrée, blanche – Roc’h – Kerzu – Breizh beach lager – Lemon tri – Redadeg – Aour Du)
– la bière d’hiver de chez an alac’h en 50cl : 4€
– le cidre bouteille de 33cl : 2,50€
Pour précommander : lesvoyageurs.lecafe@gmail.com ..
Pour régler : préparez une petite enveloppe que vous nous déposerez mardi !

Et voici, les ami·e·s !

Je vous rappelle le lien vers une prose locale autre que la mienne avec le joli projet collaboratif mené par Magali du collectif N’Ouzon Ket : #nosviesenquarantaine
(c’est ici : https://nouzonket.wordpress.com/fiction-chorale/)

Nous vous espérons toutes et tous en belle forme et en pleine santé.
Nous vous envoyons nos pensées et des embrassades fantômes … ce n’est pas parce que vous ne les voyez pas qu’elle ne sont pas là !

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Allez !

Bisous !

Toute l’équipe du Café associatif
de la presqu’île de Crozon :
❤️🧡💛💚💙💜Les Voyageurs💜💙💚💛🧡❤️


Alexandre le bienheureux

Brave Nouveau Monde …

Décidément, les concierges de notre nation – entendez par là : nos gouvernants – sont bien désemparés face à la situation. D’autres nations, même voisines, ont trouvé des solutions pour répondre à la fois à l’urgence sanitaire et à l’inquiétude des populations … Pas chez nous, loupé, pfuit, plouf et prout …

On pourrait se féliciter qu’ils et elles aient enfin quitté une rhétorique guerrière mais ce serait ne pas voir qu’ils et elles sont passés à une rhétorique millénariste … ça pourrait être hilarant de prévisibilité si ce n’était pas si triste …

Juste pour la lisibilité du propos, le millénarisme repose, dans nos sociétés occidentales et majoritairement athées, agnostiques et judéo-chrétiennes, sur cette attente du jugement dernier qui devrait arriver très très très bientôt … mais en attendant, « on ne sait pas », « il faudra être prêts à faire des sacrifices » … blah blah blah … et prout, disais-je !

Dans ce passage vers ce qu’il convient d’appeler désormais « le mooooooonde d’après » (à entendre avec la voix de la bande annonce du film catastrophe), le choix se porte encore sur une culture de la peur, de la fin, de la ssssssssssouffrance !

Prout, je vous le dis en vérité : Prout !

Dans cette chrysalide vers « le mooooooonde d’après », on nous assène régulièrement des :
– fais ci !
– non, fais plutôt ça …
– ne bouge pas !
– fais de la gym !
– surtout ne prends pas un gramme !
– écris !
– lis !
– fais l’école !
– le futur sera comme-ci !
– non ! pire ! le futur sera comme-ça !
– il faudra faire ceci !
– il faudra faire cela !
– et son contraire parce qu’on sait jamais …

Vous voulez que je vous dise ?
Ben oui, voilà : PROUT !
(bravo, y’en a trois qui suivent !)

Un ancien maître de théâtre m’a expliqué un jour ancien (millénaire dernier, minimum) le rapport intime et intrinsèque entre la contrainte et la liberté … aussi absurde, arbitraire et liberticide que soit la contrainte. C’était un Russe … croyez-moi, il avait une idée assez claire de ce que pouvait être une contrainte absurde et/ou arbitraire …

Nous pouvons continuer à combattre le vieux monde avec ses propres armes … trouver des moyens pour retourner la contrainte, enfreindre la règle au nom à la fois de la désobéissance civile et du petit confort personnel qui consiste à ne prendre en compte que son propre mode de vie et d’éveil au mooooonde … Vous imaginez bien que les armes que nous fournit l’ancien monde sont conçues pour ne pas le blesser … pas fou le vieux monde …

Ou alors … nous pouvons puiser en nous-même, quitte à aller chercher loin, voire même dans des nappes phréatiques (du grec phréar, de l’indo-européen commun *bhreu- bouillonner, passé du sens de source bouillonnante à celui de puits, point d’eau) que l’on croyait oubliées, des mécanismes profondément libertaires qui nous invitent à une plus grande créativité face à l’ampleur du désastre que nos concierges tentent de nous faire avaler comme à des oies du Périgord … et là il va falloir être drôlement créati·f·ve·s ! Mais vous savez quoi ? Pour deviner si vous tâtonnez sur le bon chemin, c’est facile … ça génère du plaisir et de la joie de se découvrir des ressources inestimées de créativité !

Alors … réactivité ou créativité ? un peu des deux ? je vous l’emballe ou c’est pour tout de suite ?

Prout, prout, prout et re-prout !

Ouh ! En parlant d’emballer … ça me fait penser aux paniers de la confin’AMAP qui aura lieu mardi. Toujours les même conditions :
– Les paniers seront prêts par ordre alphabétique des prénoms, sur deux tables posées en terrasse.
– Les gens attendront, avec une distance de sécurité d’un mètre entre chacun, au niveau de l’ancien cabinet de kinés, entreront sur la terrasse par le haut et sortiront par le passage habituel.
– Personne ne pourra malheureusement rester papoter, l’idée étant vraiment de faire un passage éclair : j’arrive, j’attends, je prends, je pars.
– Le café sera fermé et les personnes en charge de la distribution porteront gants et masques.

En revanche, il y a une nouveauté … comme le café n’ouvre pas ses portes, nous vous proposons d’emporter avec vous un bout du café en précommandant vos boissons préférées :
– la bouteille de jus de pommes 1 litre : 4€
– les bières 33cl : 3€
(Térénez brune, miel, hiver – Poèm, brune, blonde, blanche – Ginger – Roc’h – Kerzu – Breizh beach lager – Tricératops – Lemon tri – Redadeg)
– le cidre bouteille de 33cl : 2,50€

Pour précommander : lesvoyageurs.lecafe@gmail.com ..
Pour régler : préparez une petite enveloppe que vous nous déposerez mardi !

Il est temps pour nous de vous chuchotter des tendresses, de vous promulguer des sourires, de vous prescrire des câlins-fantômes (vous ne les voyez pas, mais ils sont là !), de vous rappeler de vous souvenir que tout ça est surmontable parce qu’on aime … parce qu’on s’aime … et alors viendra le temps de la récolte de ce que l’on s’aime …

Et pour tout le reste, moi je dis :

Prout-Prout-Prout-Prout, Prout, Prout, Prout, Prouuuuu-outheuh, Prout-Prout-Prout-Prout, Prouuuuut, Prout-Prout-Prout !
(sur l’air du jurassien Rouget de l’Isle)

Toute l’équipe du Café associatif de la presqu’île de Crozon :
Les Voyageurs


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En fait et en l’état des choses, je dois bien reconnaître que j’avais fait preuve d’un optimisme débordant et que j’avais omis de penser à intégrer dans mes réflexions quotidiennes un élément pourtant déterminant : l’humain.
Eh oui …
L’humain qui n’est pas fait que de lumière, de poésie, de danse, de chanson et de rires … l’humain qui n’est pas uniquement lettré, instruit (par d’autres ou par luiel-même) et curieux … l’humain qui, selon l’heure de la journée ou l’état d’éveil de l’époque et de l’environnement direct, n’est pas uniquement un être d’amitié, d’amour, de compassion, d’empathie et de sérénité … je parle bien entendu de nous, les Voyageuses et les Voyageurs !
(Sourire en coin)
Eh non …
Il y a en creux et en miroir de ces vertus qui constituent le cœur de l’aspiration à la paix depuis que l’humanité réfléchit sur elle-même, une résurgence de comportements vils et veules … un retour des corbeaux de village ou d’immeubles … une réapparition des petites jouissances morbides à voir un·e autre humain·e être puni·e par un appareil législatif devenu fou et répressif, cette démesure de l’application, aveugle et soumise, de règles qui défient le sens commun.
Malheureusement, cette responsabilité est portée par celles et ceux qui ont choisi de s’enrôler dans la branche de la fonction publique qui protège les plus fragiles des citoyens partout sur notre territoire, que dis-je, sur notre planète … celles et ceux à qui l’on a confié la mission de nous protéger, nous et nos libertés, et le cas échéant de protéger ces libertés coûte que coûte, quitte à désobéir à des ordres arbitrairement stupides.
On le constate : ça, c’est en théorie. C’est, sur le papier, la part d’impôts que l’on paie pour être protégé·e·s.
Nous allons en avoir des histoires absurdes et ubuesques à nous raconter !
Depuis le début on se l’est dit : nous nous souviendrons !
Chers Voyageuses aimées, chers Voyageurs aimés, je me suis mépris. Cette période que nous traversons actuellement et que nous n’avons pas fini de traverser, n’est pas uniquement une opportunité. C’est aussi une responsabilité …
C’est à nous toutes et à nous tous qui, je le sais, avons les capacités à faire exister vraiment et concrètement un modus vivendi respectueux de chacune et chacun, conscientes et conscients de l’indéniable privilège de faire corps dans ce moment particulier, à nous qu’il revient de faire montre et faire preuve de nos humanismes mêlés et métisses …
Questionner la règle et attendre des réponses véritables, ce n’est pas l’enfreindre …
Tiens, en parler de règles, on se le dit à nouveau, mardi c’est Confin’AMAP, comme suit :
– Les paniers seront prêts par ordre alphabétique des prénoms, sur deux tables posées en terrasse.
– Les gens attendront, avec une distance de sécurité d’un mètre entre chacun, au niveau de l’ancien cabinet de kinés, entreront sur la terrasse par le haut et sortiront par le passage habituel.
– Personne ne pourra malheureusement rester papoter, l’idée étant vraiment de faire un passage éclair : j’arrive, j’attends, je prends, je pars.
– Le café sera fermé et les personnes en charge de la distribution porteront gants et masques.
En attendant les patchs-tendresse …
Où que vous soyez, ne perdez jamais le trousseau de clefs de nos futures retrouvailles :
– une clef pour l’espoir,
– une autre pour la joie,
– une belle pour la gentillesse (parce que c’est super sexy !),
– une solide pour la confiance en nous,
– une neuve pour la vision à porter « après »…

Et maintenant, quelques dizaines de milliers de baisers sur vos mines ravies !

Terriblement, vous nous manquez.

Toute l’équipe du Café associatif de la presqu’île de Crozon :
Les Voyageurs 

equilibrio

Neuf jours … ou plus …

Alors ?

C’est la dernière ligne droite ou presque ?

Une toute petite dizaine de jours avant de sortir sans laisser-passer ? Nous retrouver toutes et tous ?

Peut-être.

Le numéro d’équilibre à maintenir reste le même : vivre au présent. Que ce soit parce que l’on est confiné et que le temps s’étire et se contracte au gré des humeurs, des nouvelles, de la météo … ou que ce soit parce que l’on est au chevet de celles et ceux qui ont besoin d’aide pour retrouver le souffle … ou que ce soit parce que l’on a fait le choix de nourrir l’humanité et que le printemps est là et que tout pousse, pousse, pousse et sort de terre, sort de l’hiver sombre et tempétueux que nous avons connu dans notre humble coin de carte postale … ou que ce soit parce que l’on fait partie de celles et ceux qui ont pour mission de préparer la sortie du confinement …

La donne est la même pour nous toutes et nous tous … Juste le présent.

Que l’on soit artiste qui montre ses talents ou artiste qui observe et qui, plus tard, témoignera de ce maelstrom vertigineux que nous traversons … juste le présent.

Que l’on soit rassuré ou que l’on flippe, seule, seul, accompagnée, accompagné … juste le présent.

Que l’on patiente ou que l’on trépigne, que l’on s’octroie une parenthèse enchantée de repos et de recul ou que l’on panique à force de ne pas savoir quand, ne pas savoir comment tout cela va continuer … juste le présent.

Juste. Le. Présent. Comme un cadeau : le présent.

C’est juste là que se trouvent toutes les ressources pour la suite. C’est en dedans que se trouvent toutes les ressources pour traverser ce moment, à l’aube d’un siècle marchand qui montre ses limites …

Tout ne s’achète pas, tout ne se vend pas … certaines choses s’offrent : comme un cadeau … le présent.

Bon … c’est pas tout ça … il faut aussi que je vous dise que mardi … c’est Confin’AMAP, vous vous souvenez des règles ? Bon … deux trois consignes :

– Les paniers seront prêts par ordre alphabétique des prénoms, sur deux tables posées en terrasse.
– Les gens attendront, avec une distance de sécurité d’un mètre entre chacun, au niveau de l’ancien cabinet de kinés, entreront sur la terrasse par le haut et sortiront par le passage habituel.
– Personne ne pourra malheureusement rester papoter, l’idée étant vraiment de faire un passage éclair : j’arrive, j’attends, je prends, je pars.
– Le café sera fermé et les personnes en charge de la distribution porteront gants et masques.

Oh ! Et puis je sais aussi à quel point le nouvel AMZER vous manque … Heureusement, l’équipe éditoriale a plus d’un tour dans sa boîte à solutions ! Retrouvez l’édition du mois d’avril de votre mensuel préféré ICI

Et si vous n’avez pas gardé les éditions précédentes, pas de panique, vous pouvez récupérer toutes les éditions que vous aimez par ICI.

Et si vous êtes sur Facebook, c’est par ICI, et sur Instagram, c’est par ICI.

C’est une bonne nouvelle ça ! Un peu de lecture d’écritures multiplumes, guidées par la rédac chef de choc(olat – tant elle est douce) : Violaine Andrieux, accompagnée photographiquement de son jumeau Erwan, bien entendu !

Du côté de N’Ouzon Ket, Magali continue de collecter les écrits multiplumes d’un peu partout et l’on peut commencer à lire le début de cette fiction chorale ICI.

Et voici que vous savez tout … ou presque …

Eh ben oui, je ne vous ai pas encore dit que l’on pense à vous, chacune et chacun d’entre vous, oui, même toi qui boude dans ton coin. On pense à vous, on vous prend dans nos grands bras virtuels et on vous envoie toute notre tendresse.

Toute l’équipe du Café associatif de la presqu’île de Crozon :
Les Voyageurs


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Bonjour les z’Âmi·e·s !

On entame notre troisième semaine en solitaire …

Quelle traversée, mes ami·e·s ! Quelle traversée ! Notre immobile Odyssée … Avec ou sans équipage, à voile ou à vapeur, les voici lancées nos frêles embarcations ! Il y aura bien ce moment où nous débarquerons à nouveau, le pied sur le sol ferme, l’incertitude abandonnée aux flots de cette incroyable voyage, soyons-en certain·e·s.

Mais pour l’heure, le voyage en question est vers l’intérieur. Vous avez vu comme c’est beau dedans quand on s’y attarde ? Vous les voyez, les retrouvez, ces petites attentions portées de soi à soi ? Bientôt notre antre (ou entre parce que c’est beau les trajets) rouvrira ses portes et nous goûterons la joie du printemps qui s’attarde en terrasse avec de la musique ou des choses divertissantes et belles, toutes les boissons qu’on aime et surtout … les gens qu’on aime !

Alors prenez bien le temps de lisser vos plumes et prenez aussi grand soin de vos intérieurs … nous nous retrouvons bientôt !

Mais d’ici là, nous allons peut-être nous croiser à la distribution express de demain soir, mardi, en respectant toujours deux trois consignes :

– Les paniers seront prêts par ordre alphabétique des prénoms, sur deux tables posées en terrasse.
– Les gens attendront, avec une distance de sécurité d’un mètre entre chacun, au niveau de l’ancien cabinet de kinés, entreront sur la terrasse par le haut et sortiront par le passage habituel.
– Personne ne pourra malheureusement rester papoter, l’idée étant vraiment de faire un passage éclair : j’arrive, j’attends, je prends, je pars.
– Le café sera fermé et les personnes en charge de la distribution porteront gants et masques.

Oh ! J’y pense ! Pour répondre à une question qui nous a été posée la semaine dernière, les quizzes hebdomadaires reprendront à la réouverture du café … si d’ici là je ne vous ai pas concocté une édition spéciale « Les miscellanées du café » !

Soyez toutes et tous certain·e·s d’une chose : On vous aime et vous nous manquez !

(oui, même toi qu’on a pas vu au café depuis un petit bout de temps … on t’embrasse aussi !)

Toute l’équipe du Café associatif de la presqu’île de Crozon : Les Voyageurs


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Comment ça va ?

C’est fou et agréable d’entendre cette phrase tout le temps ces temps-ci !

« Comment ça va ? »

On le voit bien, dans notre humble coin de carte postale (et un peu au-delà, il faut bien le reconnaître), c’est une des préoccupations principales. S’assurer que tout le monde va bien.

La transition entre « occuper son temps » et « s’occuper de soi » est en phase avec l’événement … Vous vous rendez compte ? On pourra le dire :

« J’ai vécu la quarantaine planétaire en 20 ! »

Puisque l’événement est global, nous entrons tou·te·s dans l’Histoire. Bien sûr, il y a nos préoccupations immédiates et vitales mais dès que l’on fait ce fameux petit pas de côté pour observer la chose dans son ensemble … quel vertige !Jamais avant.

C’est une première pour l’Humanité.

Voilà qui nous pousse à une humilité dont il ne s’agira pas de se départir une fois l’extension des territoires promenables retrouvée !

Le moment est formidable. L’instant est précieux. Nous nous souviendrons. Rares sont ces occasions quand il nous est crucial de nous réfléchir en tant qu’espèce, mammifères à la surface de cet écosystème miraculeux qu’est l’Orange Bleue.

Mais il faut penser à se nourrir … et à se nourrir bien !

C’est aussi pour cette raison que, en concertation étroite avec l’AMAP, nous avons convenu de maintenir les distributions. Il ne s’agit pas d’exposer les Amapiens à un plus grand danger sanitaire que s’ils allaient, je ne sais pas moi … à la boulangerie, par exemple !

En revanche, il s’agit toujours de proposer les produits frais les plus sains et plus goûteux du coin en respectant deux trois consignes :
– Les paniers seront prêts par ordre alphabétique des prénoms, sur deux tables posées en terrasse.
– Les gens attendront, avec une distance de sécurité d’un mètre entre chacun, au niveau de l’ancien cabinet de kinés, entreront sur la terrasse par le haut et sortiront par le passage habituel.
– Personne ne pourra malheureusement rester papoter, l’idée étant vraiment de faire un passage éclair : j’arrive, j’attends, je prends, je pars.
– Le café sera fermé et les personnes en charge de la distribution porteront gants et masques.

Alors oui, malgré les menaces de dénonciation à la gendarmerie de certain·e, nous continuerons la distribution. D’abord parce que nous ne contrevenons pas à la loi, ensuite parce que si notre café associatif existe et tient le coup face à toutes les adversités, c’est parce qu’il y a un petit quelque chose d’inaliénable entre nous tou·te·s : de l’affection … et du respect … nous prenons soin les un·e·s des autres. Nous sommes adhérents d’un projet commun, pas des clients.

Nous nous souviendrons, disais-je, de nos humanités dans ce moment de crise.

D’ailleurs en parlant de crise, la mairie de Lanvéoc met en place tout une série de dispositifs pour venir en aide à celles et ceux qui pourraient se sentir isolé·e·s, alors n’hésitez pas à les contacter ces « gens bien » (on a du bol, quand même) !

Et puis, si jamais parmi vous il y a de naissantes plumes, il y a cette initiative rigolote du collectif d’artistes de la Presqu’île de Crozon N’Ouzon Ket proposée par Magali !

Bon … le jardin ensoleillé appelle … je vous envoie notre affection et nos câlins virtuels de la part de toute l’équipe du café et je retourne à ma déconnexion …

Parce que ça aussi : ça fait du bien !


Quarantaine mars-avril 2020

Ah ! Mes ami·e·s …
On y est … obligé·e·s, forcé·e·s, contraint·e·s de rester à domicile ! Obligé·e·s, forcé·e·s, contraint·e·s de ne pas aller travailler hors de chez soi … obligé·e·s, forcé·e·s, contraint·e·s de s’épargner les trajets … obligé·e·s, forcé·e·s, contraint·e·s de passer du temps à le regarder passer.
Je ne parle pas bien sûr de tous les personnels soignants qui sont mobilisés pour remplir leur mission. A toutes celles et tous ceux qui ont fait le choix de ces métiers-sacerdoces : au boulot ! Au boulot et MERCI (d’avoir choisi de faire ce métier) !
Pour nous autres … quelle respiration ! Face à un virus qui menace de nous en priver … (voix grave et douce) Respirez profondément … prenez ce temps-ci, aussi.
Le temps qui n’est pas à tuer. Ce temps qui nous atterrit dans les bras ces jours-ci, c’est un temps vivant, un temps qui a du sens … des sens …
le temps de sentir la boisson chaude du matin avant de la goûter. Le temps de renifler cette touffe de cheveux sur la tête de vos enfants en écoutant leur p’tite respiration calme. Le temps de toucher le petit velours de la partie toute douce derrière l’oreille du chat.
Et le son de la peau sur la page du livre ?
Et le parfum et la lumière du printemps insolent qui arrive par la fenêtre ou dans le jardin et qui joue à travers les branches qui commencent à se couvrir de bourgeons ?
Et si on ajoute l’intuition dans tous ces sens … l’intuition qu’il y aura un après cette expérience collective, humaine, universelle puisque planétaire.
L’intuition qu’avec ce temps pour revenir à l’aventure primordiale, celle de nous à nous, il est envisageable que cette respiration que nous offrons à notre planète, notre céleste véhicule, nous en revenions grandi·e·s, dénudés des futiles désirs qui étouffent nos rapports à grands renforts d’égos gonflés, riches de signes extérieurs d’appels à l’amour …
D’ailleurs, je ne vous dit que ça, mais, dès la période de prudence levée, on se fera une journée entière de câlins aux Voyageurs.
Bientôt … pas aujourd’hui …
Oh ! D’ailleurs … aujourd’hui et mardi prochain, c’est AMAP …
Enfin presque, nous maintenons la distribution en respectant les règles de non-contamination, à l’extérieur, sur la terrasse ensoleillée, le temps que tout le monde attrape son panier.
Jusqu’à ce que nous ayions la joie de nous jeter dans les bras les un·e·s des autres, le café est fermé.
Avec toute notre affection,
L’équipe du café associatif de la presqu’île de Crozon : Les Voyageurs ! 

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Un été aux Voyageurs…

Saison 2

       L’année dernière, visiteuse régulière du café associatif Les Voyageurs à Lanvéoc, j’y ai gouté l’ambiance festive et créative, douce et chaleureuse. Conquise et touchée par cette humanité qui se rencontre, j’ai posé mes valises non loin de là, me plaçant aux premières loges pour vivre un nouvel été au rythme et au cœur des Voyageurs.

        La saison estivale est lancée par l’anniversaire du café. Deux ans d’existence et un bilan plus que positif, un public croissant lors des évènements, et des adhérents de plus en plus investis. Adhérents qui deviennent un soutien de poids dans la gestion quotidienne du café pour les membres fondateurs, devant réduire leurs permanences en raison de l’essor de leur activité principale. Pour Violaine, la publication de l’Amzer, mensuel gratuit de la Presqu’île de Crozon Aulne Maritime, et pour Erwan et Malik, la création des spectacles du collectif N’Ouzon Ket. C’est ainsi que les bénévoles se sont multipliés derrière le comptoir cet été, donnant tout son sens au mot « associatif ».

       Preuves que les liens se tissent et perdurent, les artistes sont également fidèles aux Voyageurs et présents lors de cet anniversaire. Pendants ces trois jours de festivités, les habitués ont retrouvé le théâtre déjanté de Sophie Look avec Citrus Andronicus, le spectacle musical du Bas-Duo, Oriana et son nouveau binôme pour Blooming Mémories, les Plack, Maïwenn et Dez, et bien sûr les Honeys, invitées régulières du café !

       Les murs font également peau neuve pour l’occasion avec une nouvelle exposition mettant à l’honneur Joe et son univers si particulier, une jeune artiste presqu’ilienne au talent indéniable et très prometteur.

       Tout cela agrémenté, pour ravir nos papilles, de saveurs exotiques cuisinées par Kévin ! La recette d’un beau week-end passé ensemble, un concentré des belles énergies qui circulent aux Voyageurs pendant l’année et qui vont se propager tout au long de l’été…

         Ainsi sous le beau soleil de juillet, rafraichissements, détente, et rencontres se multiplient sous le signe de la musique avec Ziia, Dju, Eléna Josse et Nicolas Cambon. Sans oublier, Gustus et Mélo, musiciens nomades partis à vélo de Lyon au mois d’avril et parcourant les routes avec leurs guitares et leur poésie chantée ou slamée. Des textes qui nous parlent d’une société qui perd le lien et le sens, et nous fait mesurer la chance d’être là,  dans ce café où se reconnectent l’humain, la terre et l’art.

         Un soir comme tant d’autres aux Voyageurs. Un mardi, rendez-vous des adhérents de l’AMAP, où se retrouvent producteurs locaux et adeptes du bien manger. On s’y arrête pour récupérer son panier de légumes, boire un verre entre habitués et y déguster des préparations faites maison. Un moment de partage et de convivialité.

         Puis, arrive le mois d’août et la folle semaine du Bout du Monde, qui fait de Lanvéoc un lieu de passage stratégique pour les festivaliers venus de tous horizons…

        Pour l’occasion Kevin Guermeur investit les lieux, comme à son habitude avec sa cuisine, mais aussi avec ses toiles. Il y expose avec Marine Vassal. Une double expo, « Thérianthropia », pour deux artistes qui travaillent l’anthropomorphie.

        Les toiles de Marine, sur fond de pages fanées ou de cartes vieillies, nous révèlent des animaux aux tempéraments bien affirmés et terriblement humains. Une lionne, une hermine, un loup et un sanglier prêts à en découdre, la grande classe de l’âne, du cochon et du lièvre, des personnages dont on aimerait connaître l’histoire, surement passionnante.

        Kévin et son trait impulsif nous plongent dans un univers sombre et troublé où surgissent, comme sortis des brumes d’un rêve, un iguane au regard inquiétant, un mystérieux cerf, le doigt provocateur d’un chimpanzé, et les ombres d’une vie à bord d’un navire, le Black Sondar…

         En résidence pendant une semaine, ils ont donné au café des airs d’atelier d’artistes, le transformant encore un peu plus en escale pour voyageurs inspirés.

        Sont d’ailleurs attendus avec impatience dans notre auberge improvisée, les brésiliens de TechnoBrass. Programmés au festival du Bout du Monde et aux Mardis de Morgat, ils logeront chez Violaine au-dessus du café toute la semaine, et offriront aux Voyageurs un concert mémorable, faisant résonner dans Lanvéoc leurs cuivres et leurs rythmes cadencés.

        Une semaine pendant laquelle ils vont profiter, comme bon nombre de festivaliers, de l’ambiance joyeuse et ensoleillée de la terrasse, de son petit-déjeuner crêpes, « le Breizh-fast », et de la cuisine vietnamienne de Kévin.

        Profiteront également de l’escale, Ben et Justine, venus en stop d’Avignon avec une question, « Quel est ton rêve ? ». Un joli projet qu’ils présenteront pour la première fois, de manière complètement impromptue, au public du café lors du lundi « retour de festival ». Eux qui ne devaient être que de passage, planteront leur tente trois jours dans le jardin des Voyageurs. Une de ces jolies rencontres qui marqueront l’été et les bénévoles du café.

         Une fois le festival du Bout du Monde terminé, le mois d’août s’égrène en douceur. Lanvéoc retrouve son calme, et le café ses visiteurs de passage. Randonneurs, campeurs, touristes et habitués viennent rythmer les ouvertures quotidiennes, toujours ponctuées par de beaux moments de musique, avec le retour très attendu du trio vocal polyglotte préféré du café, Les Honeys, Clover Leaf et sa Pepper Folk et le guitariste virtuose Soïg Sibéril.

        Après quelques jours de pluie, le soleil et la chaleur sont de retour sur la presqu’île, mais la fin de la saison estivale approche pour les Voyageurs.

        Au programme de ce dernier week-end d’août, un stage d’écriture et de mise en voix proposé par N’Ouzon Ket avec Irvi et Malik, « Dans tous les sens ». Pendants deux jours, les stagiaires vont jouer avec les mots, et apprendre à les dire. Pour laisser libre à la création et à l’intimité de ce moment, le café ferme ses portes, il rouvrira le dimanche avec un Tea Time et la restitution de l’atelier. Le public présent sera invité à découvrir la production du week-end les yeux bandés ! Une aventure sonore et poétique troublante…

        Arrive la soirée de fin de saison. Des crêpes, et un bœuf musical géant ! Violons, guitares et accordéon, les habitués de la session Folk Irish Trad’ du vendredi, et de nouvelles voix sont aux rendez-vous. Une soirée à l’image des Voyageurs, pleine de joie, de bonne humeur et de bienveillance où les plus aguerris encouragent les plus timides à se lancer.

         Ainsi se termine la saison estivale au café associatif, en douceur et en musique. Une autre année s’annonce, tout aussi riche, et pleine de surprises…

      A très bientôt Les Voyageurs, et Merci pour ce bel été !


Cette semaine aux Voyageurs !